Insomnie

Lorsque la nuit le sommeil lourd m’abandonne,
Je blotti mon corps contre la chaleur du tien,
Je ferme les yeux, je pense, je me sens bien,
Je surfe sur le son de mon coeur vibraphone.

Mes pensées voguent dans l’instant qui résonne,
J’écoute ton souffle, tente l’harmonie du mien,
Respirons à l’unison ce calme olympien,
Les étoiles comme témoin, dansent le Madison.

Dans la nuit noire, à ma porte, l’amour sonne.
Submergée par l’émotion, je brise le lien,
Me sauver, plonger dans un récif corallien,
Me réfugier où il n’y aura personne.

Protéger mon coeur de sensible garçonne,
Ne plus avoir à faire de choix cornéliens,
Ne plus jamais aimer par tous les moyens,
Respirer, ici, aux fins fonds de l’Essonne,

Alléger cette âme qui papillonne
Qui s’emballe, qui s’angoisse pour un rien,
Accepter ces doux sentiments aériens,
Laisser libre mon coeur pour que l’amour rayonne.

Le jour se lève, voici nos corps qui frissonnent,
Dans ma tête, psalmodie de sons himalayens,
Tu dors, respires, dans le calme olympien,
Dans un murmure, un « je t’aime », je te donne.

Il n’y a plus rien, rebranches le téléphone,
L’instant présent est mort dans le froid sibérien,
Le moment qui se meurt donne vie au mitoyen,
D’un futur que personne ne peut lire au carbone.

01-2015

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