Un éternel recommencement 

Le temps, les minutes, les jours sont une invention de l’homme. Passer dans une nouvelle année ne s’avère en fait qu’une illusion comme la plupart des choses sur cette terre.

L’heure est pourtant au bilan de ce temps passé nommé année 2016. Pour moi, elle a été riche d’enseignements, de joies, de bonheurs. Les souffrances, les déceptions, les trahisons je les nomme expériences ou travaux pratiques.

Il serait exhaustif de citer ici tous ces instants qui ont composé cette année et qui ont généré quelques micros changements, quelques petites avancées sur ce chemin sinueux du bonheur. Les émotions, les sentiments sont le carburant de la vie, les apprécier pleinement, les accueillir vraiment, admettre ses faiblesses pour en faire ses forces voilà une jolie leçon qui m’a été offerte.

J’écris moins, j’agis plus, je stresse moins, je médite plus, je grossis moins, je cours plus, je râle moins, je patiente plus, je m’obstine moins, je renonce plus facilement…

Ma famille et mes amis sont mes trésors, je fais le vœu pour cette année qui commence de les voir plus, de les serrer souvent dans mes bras et de réussir à leur dire que je les aime (à défaut je l’écris pour ceux qui lisent 😉).

Cette année j’ai appris que l’amour se construit, qu’il n’est que le reflet de comment chacun souhaite le vivre et que le vrai partage arrive lorsque nous admettons qui nous sommes. Les bleus, les cicatrices de la vie, guérissent peu à peu grace au respect de notre être. Il semble impossible de ne plus avoir peur, cependant apprendre à exprimer ses peurs permet de mieux les comprendre et surtout que les autres vous comprennent mieux.

« Je suis comme je suis… » écrivait Jacques Prévert, j’ai appris que je suis qui je suis, et que j’ai beaucoup de chance d’être ainsi aussi imparfaite. Chaque jour, je choisis, je grandis, j’apprends, je comprends et je m’applique à devenir meilleure.

Le temps ne serait-il finalement qu’un chemin parcouru propre à chaque individu, son découpage ne servirait peut-être qu’à placer un curseur commun ?

Ce blog est passé un peu en sommeil, d’abord parce que mon besoin d’écrire est peut-être moins pressant, aussi parce que je ne prends pas le temps de m’en occuper réellement car sa finalité s’avère encore obscure, et parce que finalement peu de personnes le lisent, réagissent, s’y intéressent. Mon ego aurait besoin de public pour mettre en œuvre la motivation ? Certainement !

La vie actuelle est ainsi, la communication excessive tue la communication réelle.

Alors, cette année, je vais essayer de me déconnecter pour mieux me reconnecter. Entendre, voir, écouter, écrire des cartes postales ou des lettres, dîner ou déjeuner plutôt que de « textoter » , « facebooker », « mailer » et m’enfermer dans une représentation technologique d’un « moi » idéal qui s’éloigne peu à peu de mon être. Me rapprocher des êtres que j’aime, les regarder, les câliner, échanger de la chaleur, de l’amitié et du bonheur.

À tous mes lecteurs, je souhaite une belle année riche d’instants en pleine conscience, de paix intérieure, de grands et de petits bonheurs et de jolies découvertes.

 

 

Love

I’m sharing this text about love from Jalāl ad-Dīn Muhammad Balkhī and in the West simply as Rumi, he was born on September 30, 1207 C. E. in Balkh Province, Afghanistan.

When Love comes suddenly and taps
on your window, run and let it in but first
shut the door of your reason.
Even the smallest hint chases love away
like smoke that drowns the freshness
of the morning breeze.
To reason Love can only say,
the way is barred, you can’t pass through
but to the lover it offers a hundred blessings.
Before the mind decides to take a step
Love has reached the seventh heaven.
Before the mind can figure how
Love has climbed the Holy Mountain.
I must stop this talk now and let
Love speak from its nest of silence.

Rumi

Le pouvoir de la vulnérabilité

« To love someone fiercely, to believe in something with your whole heart, to celebrate a fleeting moment in time, to fully engage in a life that doesn’t come with guarantees – these are risks that involve vulnerability and often pain. But, I’m learning that recognizing and leaning into the discomfort of vulnerability teaches us how to live with joy, gratitude and grace ». Brene Brown

Merci Misa d’avoir partagé cette phrase avec moi et de m’avoir conseillé la conférence TED que je vous conseille à mon tour. Cette femme est extraordinaire et explique avec humour ce que nous sommes nous les humains.

Breathing life

Le souffle est notre première lueur, le souffle est notre dernière étincelle.

Inspirer, expirer nous maintient en vie. Quoi que nous fassions le souffle est là, lorsqu’il nous abandonne c’est la mort.

Ici bas, nous devons composer avec notre patrimoine génétique, une apparence, un corps que nous n’avons pas choisi.

Au fil de la vie, nous grandissons, et petit à petit prenons conscience que ce corps qui nous a été offert n’est finalement qu’un véhicule qui nous déplacera de notre premier à notre dernier souffle. Combien de respirations seront effectuées dans cet intervalle incertain ?

Longtemps j’ai détesté être, ce que je pourrais nommer, prisonnière de mon corps. Je le percevais trop grand, trop lourd, trop rigide. Je l’ai boudé, maltraité, méprisé.

Il y a quelques mois, par hasard (s’il existe ?) je suis arrivée chez Misa pour participer à un atelier de Yoga nommé « Relax and Renew » que l’on pourrait traduire par détente et renouveau (du moins, c’est comme cela que moi j’ai perçu les choses !). Peut-être faut-il préciser que j’avais déjà tenté une première approche du Yoga il y a quelques années et, qu’après une petite dizaine de cours passés à essayer de singer de belles femmes souples, qui semblaient prendre tellement naturellement de magnifiques postures aux noms poétiques d’animaux magiques, je me sentais encore plus raide, plus lourde et plus encombrée par ce corps sur lequel, il me semblait totalement impossible d’avoir un quelconque contrôle.

En fait, je ne devais pas être prête à ce moment là, ou je n’étais peut-être pas non plus au bon endroit ?

L’atelier Relax and Renew fut comme une sorte de révélation, mais aussi un peu comme une réunification de beaucoup de choses que j’ai pu, durant ma courte vie, toucher du doigt sans en réaliser réellement le sens profond. Pour pratiquer le Yoga, il faut d’abord accepter ce que l’on est et aimer ce corps qui nous sert de véhicule tout au long de notre vie. L’aimer quel qu’il soit, le respecter et en prendre soin. Le yoga fait du bien.

Je ne suis, pour l’instant, qu’un petit bébé yogi, mais j’ai compris grâce à ces premiers ateliers (que j’attends chaque semaine, avec impatience), qu’au fond de moi résidait le secret de la puissance qui habite chaque individu.

Tout est souffle, tout est respiration, j’inspire, j’expire donc je vis.

Je respire, donc je suis, je respire comme je suis.

Les émotions, le sport, les relations avec les autres êtres, le sommeil, etc. tout est souffle.

Je tente de respirer en conscience au maximum dans mon quotidien. Le matin, au réveil, je prends le temps d’écouter mon souffle, je remercie la vie d’être là, je respire l’air de la pièce, le parfum et le souffle de l’homme qui partage parfois mes nuits, je respire son premier sourire, sa chaleur, son amour, le mien… Je m’étire et dis bonjour à ce corps qui va transporter mon âme au fil de la journée.

Lorsque je mange, me lave, cuisine, travaille, cours, me détends, lis, pilote ma moto, traverse Paris, ou simplement suis là ici maintenant, je tente d’aiguiser peu à peu la conscience de ce que je vis. Par exemple, ces larmes qui coulent lorsque mon adolescent de fils me pique en plein cœur, je les respire. Elles sont l’expression de la souffrance de ne pouvoir l’aider à soigner la sienne. J’identifie l’impuissance et je l’accepte. Lorsque je cours dans la forêt après la pluie, j’écoute mon souffle, il traduit l’état de mon corps. Un petit coup de fatigue, une bonne inspiration… Là, le chant d’un oiseau, que c’est beau… Que c’est bon cette odeur d’humus et de fleurs fraiches, j’expire et imagine que j’expulse mes mauvaises pensées et les doutes qui parfois assaillent mon esprit. Le souffle nourri mon corps, apaise mon âme. En conscience je tente de l’utiliser pour détendre ma nuque, mes épaules, tous mes muscles raidis au fil des ans parce que je n’étais pas encore consciente que l’air pouvait tout alléger.

Le secret c’est de lâcher prise et, pour cela, être au plus près de son souffle semble indispensable. Tout cela n’est pas magique et on ne change pas un demi-siècle de mauvaises habitudes en quelques semaines. En revanche, prendre conscience que tout est souffle, s’exercer à analyser, scanner nos respirations devrait nous mener vers de réels progrès.

Outre de belles rencontres avec de belles personnes, Relax and Renew est une sorte de rendez-vous de régénérescence de mon esprit et de mon corps. Travailler en harmonie, en sécurité avec ces autres êtres, se laisser guider (en français ou en anglais selon les participants) par la voix bienveillante de Misa est chaque semaine un vrai bonheur.

Il y a, parfois dans la vie, de petites choses qui génèrent en nous de grands changements. L’essentiel est ne ne pas les laisser passer. Respirons tout ce que la vie nous offre, même si parfois l’émotion est difficile, vivons la, inspirons, expirons, détendons notre corps pour écouter le message de notre esprit. Regardons le monde avec le miroir de notre âme, regardons nous sincèrement et crions « Merci la vie ».

Pantoum

Un Pantoum est un poème malais de vingt vers, dont plusieurs se répètent. Il aide à visualiser l’essence du moment et à cerner ce qui se trame au fond de nous. Une écriture méditative et amusante, qui traduit ce qui apparait à l’esprit spontanément.

Je me suis prêtée au jeu dans un TGV qui me ramenait vers Paris avec pour thème ce qui me (pré)occupe en ce moment ?

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Faut-il ouvrir un jour mon coeur à l’amour ?
Dans un train à grande vitesse,
Les paysages défilent sous mes yeux, champs, forêts, espaces de liberté,
L’amour, au fond de mon coeur blessé, timide n’ose pas s’épanouir.
Dans un train à grande vitesse,
La vie défile, rapide et trépidante,
L’amour, au fond de mon coeur blessé, timide, n’ose pas s’épanouir,
Souhaite éclore comme une fleur de lotus.
La vie défile, rapide et trépidante,
Là, maintenant, dans cet instant présent,
Souhaite éclore comme une fleur de lotus,
Prend racine dans la vase, traverse l’eau vers la lumière,
Là, maintenant, dans cet instant présent,
En paix, calme et sereine,
Prend racine dans la vase, traverse l’eau vers la lumière,
Après ce long et douloureux chemin, le soleil éclaire la vie,
En paix, calme et sereine,
Là, maintenant, dans cet instant présent,
Après ce long et douloureux chemin, le soleil éclaire ma vie,
Faut-il ouvrir un jour mon coeur à l’amour ?

03-2015

Le pouvoir de la gratitude et du don

« Pratiquer la gratitude est une façon simple et efficace d’amener du positif et plus de bonheur dans votre vie et, plus pragmatiquement, dans votre quotidien. La gratitude, c’est un sentiment de reconnaissance que nous éprouvons lorsque nous réalisons la saveur de ce que nous vivons. » Florence Servan Schreiber

Le pouvoir de la gratitude est immense et chaque jour, je m’applique à apprécier le verre à moitié plein et de me réjouir de tous ces cadeaux que la vie m’offre. La course est une source intarissable de bonheur que j’aime partager.

Courir pour le plaisir, courir pour se dépasser, courir pour oublier, courir pour vivre…

Cette chance de pouvoir enfiler ses chaussures de running, de partir pour quelques heures en forêt, pour un tour dans le parc de Maisons Laffitte, pour un entrainement avec les gens sympathiques du club, pour un trail, pour une course, un semi ou un marathon ou juste pour le plaisir de sentir son corps bouger.

Beaucoup d’entre vous m’encouragent au quotidien et suivent ma modeste progression dans mes aventures de course à pied. Votre soutien m’est précieux. Merci.

Chacun de vous peut aujourd’hui participer directement.

Comme écrivait Winston Churchill « On gagne sa vie avec ce que l’on reçoit, mais on la bâtit avec ce que l’on donne. » Alors, finalement, avoir l’opportunité de courir pour donner offre encore plus de sens à cette pratique.

Courir pour aider des jeunes à recevoir une formation et à construire leur avenir est un défi fabuleux auquel chacun de vous peut participer.

Le 19 juin 2016, je participerai à la course des héros.Vous pouvez m’encourager et me soutenir. Pour participer, chaque coureur s’engage à récolter une somme pour soutenir une association. C’est un défi caritatif. Les fonds sont collectés via un site sécurisé. Toutes les sommes versées iront directement à l’association que le sportif représente.

J’ai choisi de courir pour soutenir le projet de l’École du bois car je connais personnellement les fondateurs. Cette école forme de jeunes cambodgiens aux métiers du bois afin de leur offrir un avenir prometteur. Vous pouvez aller visiter le site de l’EDB pour vous faire une idée plus personnelle des actions menées sur http://www.lecoledubois.org/ (présentation en anglais) et http://www.lecoledubois.org/fichiers/EDB%20Presentation.pdf (présentation en français)

En faisant un don à l’École du Bois vous contribuez à défendre un principe qui m’est cher et que Lao Tseu a merveilleusement mis en mots : « Si tu donnes un poisson à un homme, il mangera un jour. Si tu lui apprends à pêcher, il mangera toujours. »

Vous pouvez donner, chacun selon vos moyens via cette page http://www.alvarum.com/chriszeppenfeld en cliquant sur « faire un don ».

Les dons sont sécurisés et les sommes iront directement à l’association. Il n’y a aucun intermédiaire.

Pour remercier tous ceux qui auront fait un don sur ma page http://www.alvarum.com/chriszeppenfeld j’offrirai un cadeau de remerciement.

Vous avez été nombreux à apprécier mes photos qui illustrent ce blog alors offrez vous le plaisir d’en détenir un tirage chez vous.

Faites un don et vous recevrez un tirage original (13 X 18) dédicacé de la photo que vous choisirez parmi toutes celles parues sur ce blog.

« C‘est en donnant que tu recevras. » Içavâsya Upanishad, Les Upanishads (livre sacré de l’Inde)

Alors donnez, vous recevrez, savourez le plaisir du don, vous ressentirez de la gratitude et vous vous réjouirez de contribuer à construire l’avenir.

http://www.alvarum.com/chriszeppenfeld

 

Des êtres exceptionnels

Beaucoup d’entre vous ont réagi à mon post sur les hypersensibles.

Un très bel article, très éclairant que je partage avec vous.

Les personnes hypersensibles sont des êtres exceptionnels

« Ce qui ne me tue pas me rend plus fort »

« Ce qui ne me tue pas me rend plus fort » (Was mich nicht umbringt, macht mich stärker) écrivait le philosophe allemand Friedrich Nietzsche dans Le crépuscule des idoles » publié en 1888.

Il y a quelques mois, j’ai pu enfin mettre un mot sur ce que, jusque là, je considérais comme une sorte de handicap. Ayant lu, par hasard (s’il existe), un article sur Internet, j’ai enfin pu mettre un mot sur ce qui me rendait plus forte mais dont je n’étais pas consciente.

J’ai épluché beaucoup de sites et particulièrement le site américain http://hsperson.com/about-dr-elaine-aron/ de Elaine Aron qui y consacre ses recherches. J’ai également réalisé le test sur le site, cela est devenu une évidence.

Je suis une hypersensible. Si vous voulez savoir si vous en êtes, ce qui est le cas de 20% des gens vous pouvez passer le test en anglais ici : http://hsperson.com/test/highly-sensitive-test/

Mais qu’est-ce que cela représente d’être hypersensible ?

Être hypersensible, c’est mener une vie où tout part du coeur. Personne ne vit plus intensément l’amour, personne n’apprécie autant les petits gestes quotidiens, l’amitié, la tendresse… que les hypersensibles.

Mettre un mot sur « ma différence » m’a permis de réaliser qu’elle n’est pas une tare et qu’il est temps peut-être maintenant d’essayer d’en faire une force.

Vivre en ayant une loupe qui amplifie ses émotions n’est pas toujours aisé, ni pour celui qui doit gérer les émotions ni pour pour ceux, en face, qui les reçoivent et n’en comprennent pas toujours la force. Vivre avec un hypersensible peut être parfois plaisant car il fera attention à tout un tas de petits détails qui rendront à l’autre la vie agréable. En revanche, cela peut aussi parfois devenir étouffant de reçevoir des émotions vécues et offertes avec un amplificateur. L’hypersensible parait souvent envahissant voire intrusif dans l’expression d’une émotion forte, comme l’amour par exemple.

La vie s’avère une question de perception et, si le monde est un miroir de notre esprit, les hypersensibles le perçoivent au travers d’un miroir grossissant.

Toutes les sensations sont décuplées, les odeurs, les sons, le toucher, la vue, les goûts. Toutes les émotions sont reçues et exprimées puissance dix au moins, les bonnes bien sûr, mais aussi les mauvaises. Ce n’est pas évident à appréhender parce qu’en face de nous les gens ne nous comprennent pas toujours et pensent souvent que nos réactions sont exacerbées.

L’idée ici est de se poser la question de ce qui nous rendrait plus fort, au regard de cette hypersensibilité souvent mal comprise ?

Tout d’abord, cette capacité à ressentir les choses plus vivement que les autres est l’une des caractéristiques principales des hypersensibles.

Ted Zeff est l’auteur de The Hypersensible’s Survival Guide, il explique dans son ouvrage que, « les hypersensibles sont très intuitifs. Ils vont au fond des choses pour tenter de les comprendre », ils ont un réel sens du détail, ce qui peut parfois énerver les autres.

Du coup, les hypersensibles sont plus touchés par ce qui les entoure, ils ont beaucoup d’empathie et se soucient énormément des problèmes de leurs amis. Ils sont souvent touchés par les réactions des autres face à quelque chose de négatif. Il leur est souvent dit de ne pas être si sensibles et de ne pas prendre les choses pour eux. Comme les hypersensibles perçoivent mieux les nuances et les détails, cela complique parfois leur prise de décision et c’est aussi souvent parce qu’ils ont peur de faire le mauvais choix.

Selon Elaine N. Aron tous les hypersensibles ne sont pas introvertis, 30% sont plutôt extravertis, ils s’avèrent généralement de bons collaborateurs et s’intègrent bien dans un travail d’équipe. Lorsqu’ils ont vécu beaucoup de choses difficiles les hypersensibles peuvent aussi se montrer plus anxieux ou dépressifs que les autres. Pourtant, tous les hypersensibles ne sont pas forcément angoissés. S’ils sont entourés de personnes sur lesquelles ils peuvent compter, qui les entourent et les aiment, tels qu’ils sont, avec leur sensibilité un peu particulière, ils peuvent être rassurés et s’épanouir.

Les hypersensibles sont aussi, dans l’ensemble beaucoup plus sensibles et stressés dans un environnement bruyant ou dans une foule. Iles ne supportent pas l’horreur de la violence sous toutes ses formes et particulièrement au cinéma ou à la télévision. Ils sont aussi généralement plus sensibles quant à la cruauté envers les êtres et les animaux. Comme ils réagissent plus facilement aux stimuli il leur est insupportable d’assister ou de vivre toute forme de violence. Les hypersensibles pleurent plus fréquemment et plus facilement que les autres.

Ayant tendance à être très consciencieux les hypersensibles font très attention aux autres, à leur confort, à leurs besoins. Ils ont parfois cependant du mal à comprendre que le monde n’est pas forcément à cette image et peuvent très vite être choqués par certains comportements d’irrespect ou d’agressivité. Parce qu’ils réagissent de façon plus intense, les hypersensibles sont aussi plus sensibles aux critiques et aux remarques. Pout y échapper, ils s’efforcent notamment de tout faire pour plaire (afin que les autres ne trouvent rien à redire à leur comportement) ou se critiquent eux-mêmes de manière préventive. Ted Zeff explique dans son livre que « Un hypersensible réagira de façon exacerbée à une critique qui ne vous aurait fait ni chaud ni froid. »

Les hypersensibles préfèrent généralement travailler au calme. Beaucoup choisissent de travailler de chez eux ou de créer leur entreprise afin de mieux contrôler les aléas de leur environnement professionnel.

Si vivre en étant capable de ressentir intensément ses émotions, de les exprimer peut deveni une force, il faut savoir que notre société et notre éducation blâment souvent ceux qui osent le faire. Les hypersensibles ont souvent la sensation d’être rejetés ou mal compris.

Souvent, l’hypersensible se sent différent et a du mal à comprendre que l’autre en face ne puisse pas comprendre, voire rejette l’émotion qu’il ressent ou/et exprime. Il en est encore plus profondément touché parce qu’il ressent alors un rejet de ce qu’il a offert à l’autre.

Si vous avez des enfants, des parents, des amis qui sont hypersensibles, montrez leur que c’est une qualité, essayez de reçevoir avec bonheur les émotions, les petits gestes, les cadeaux qu’ils vous offrent. Si cela vous semble trop, trop fort, ou inapproprié, vous pouvez le leur dire avec gentillesse et empathie, cela les aidera à grandir sans trop les blesser.

Si vous êtes vous même hypersensible, expliquez à votre entourage ce que cela signifie pour être mieux compris. Respirer souvent, profondément, tranquillement pour apprécier l’émotion sans vous faire submerger par sa puissance. Apprenez à partager vos émotions avec ceux qui peuvent les apprécier à leur juste valeur, donnez à ceux qui savent reçevoir et aimez ceux qui vous respectent. Protégez vous des personnes toxiques qui prendront sans reconnaitre la valeur du don que vous leur ferez. Enfin, vivez et devenez chaque jour plus fort parce que « ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort ».

Unique et indispensable

L’humain est unique, en mutation permanente, la vie le marque, le transforme. Faire de nos différences une force, se regarder et regarder l’autre avec bienveillance pour en découvrir toute sa richesse est une activité passionnante

La vie nous a parfois abîmé, néanmoins ce sont nos « fêlures » qui nous rendent si « uniques ».

J’aime beaucoup cette histoire de la jarre abîmée que je partage avec vous pour commencer cette semaine.

Faisons des nos imperfections nos forces.

Les deux jarres et le porteur d’eau

Le porteur d’eau avait deux grandes jarres, suspendues aux 2 extrémités d’une pièce de bois qui épousait la forme de ses épaules.

L’une des jarres conservait parfaitement toute son eau de source jusqu’à la maison du maître. L’autre jarre avait un éclat et perdait presque la moitié de sa précieuse cargaison en cours de route. Chaque jour, le porteur d’eau ne livrait qu’une jarre et demi d’eau à chacun de ses voyages.

La jarre parfaite était fière d’elle, puisqu’elle parvenait à remplir sans faille sa fonction du début à la fin.
La jarre abîmée avait honte de son imperfection et se sentait déprimée parce qu’elle ne parvenait à accomplir que la moitié de ce qu’elle aurait voulu faire. Elle vivait cela comme un échec permanent. Au bout de deux années, la jarre endommagée s’adressa au porteur d’eau, au moment où celui-ci la remplissait à la source.

« Je me sens coupable, j’ai honte et je te prie de m’excuser. »
« Pourquoi ? » demanda le porteur d’eau. « De quoi as-tu honte ? »
« Depuis 2 ans, à cause de cet éclat qui fait fuir l’eau, je n’ai réussi qu’à porter la moitié de ma cargaison d’eau. Par ma faute, et malgré tous tes efforts, tu ne livres à notre maître que la moitié de l’eau. Tu n’obtiens pas la reconnaissance complète de tes efforts », lui dit la jarre abîmée.

Touché par cette confession, et plein de compassion, le porteur d’eau répondit : « Pendant que nous retournons à la maison du maître, je te demande de regarder les fleurs magnifiques qu’il y a au bord du chemin ».

En montant la colline, la vieille jarre pu voir sur les bords du chemin, de magnifiques fleurs baignées de soleil. Cela lui mit du baume au coeur. Mais à la fin du parcours, elle se sentait toujours aussi mal parce qu’elle avait encore perdu la moitié de son eau.

Le porteur d’eau dit à la jarre « Tu t’es rendu compte qu’il y avait de belles fleurs uniquement de ton côté, et presque aucune du côté de la jarre parfaite ? J’ai toujours su que tu perdais de l’eau, et j’en ai tiré parti. J’ai planté des semences de ton coté du chemin, et chaque jour tu les as arrosées. Grâce à toi, pendant 2 ans, j’ai pu cueillir de magnifiques fleurs pour décorer la table du maître. Sans toi, jamais je n’aurais pu trouver des fleurs aussi fraîches et aussi belles. »

Nous sommes tous des jarres abîmées ou ébréchées, avec des éclats, des blessures, des défauts. Trop jeune ou trop vieux, trop ou pas assez intelligent, trop grand ou pas assez grand, trop gros ou trop maigre… Ce sont les éclats, les défauts en nous qui rendent nos vies intéressantes et exaltantes.

Prenons les autres tels qu’ils sont, et sachons voir ce qu’il y a de bien et de bon en eux. Il y a beaucoup de positif partout. Il y a beaucoup de bon et de bien en vous ! Appréciez les gens différents qui peuplent votre vie ! Car sans eux, la vie serait bien triste. Sachez aimer vos imperfections !

« Il faut prendre conscience de l’apport d’autrui, d’autant plus riche que la différence

avec soi-même est plus grande. » Albert JACQUARD

Merci burnout ! Le bonheur, l’amour, la gratitude…

Aujourd’hui, j’ai envie de partager avec vous l’histoire d’une belle rencontre. Oui, une belle rencontre avec quelqu’un qui, chaque jour, me donne envie de crier ma joie d’être parmi les humains et de savourer l’instant présent.

L’an passé, la vie m’a fait marquer un arrêt violent qu’on appelle Burnout.

À l’origine, « burn-out » est un terme de l’industrie aérospatiale. Il désigne une fusée qui décolle, dont le carburant vient à s’épuiser avec, comme conséquence, la surchauffe du moteur et le risque d’explosion de l’engin.  Dans mon cas, mon moteur, après plusieurs alertes a vraiment surchauffé et fin mai 2015, m’a fait exploser en plein vol.

Une Chris en miette, que sa famille et ses amis ont tenté de ramasser à la petite cuillère en lui offrant plein de leur amour et de leur présence.

Pas facile d’assumer un burnout quand on est une personnalité forte, qu’on semble inébranlable, positive, optimiste et rompue à toute épreuve ! Et bien si, c’est arrivé, il n’y avait plus de carburant dans la fusée car il n’avait pas été utilisé de la façon judicieuse, tout était épuisé.

Maintenant, après de longs mois de soins, après force et patience de personnes bienveillantes qui m’ont aidé, après avoir couru un marathon, bénéficié, malgré moi, d’un CLM (Congé Longue Maladie) de 9 mois, me voici en pleine reconstruction ou même carrément en pleine construction car ce qui a été détruit n’existera plus. Petit à petit, les réservoirs de carburant se remplissent de nouveau de toutes ces belles émotions qui nous permettent d’avancer dans le monde, de vivre pleinement chaque instant, de l’apprécier et de partager avec les autres.

J’ai fait beaucoup de belles rencontres sur ce chemin. Aujourd’hui je voulais vous faire partager celle de Florence Servan-Schreiber.

Au détour d’une page web je m’étais inscrite l’an passé à deux des ateliers animés par Florence à Paris. Un qui s’appelle « Plus d’amour » et l’autre  « créer son bonheur ». Après avoir dévoré les deux livres « 3 kiffs par jour » et « Power Patate », rencontrer cette femme en chair et en os m’intriguait énormément. Ses deux ouvrages avaient été, pour moi, une telle révélation, un tel soutien que participer à ces stages m’apparaissait comme une magnifique opportunité de pratiquer en live la psychologie positive.

Il s’est passé beaucoup de choses dans ces ateliers. Je ne les dévoilerai pas ici car, peut-être, certains d’entre vous iront y faire un tour.En toute objectivité, ça devrait être remboursé par la sécu.

Si ça vous dit, vous pourrez trouver tous les renseignements et vous inscrire sur la page web de Florence http://www.florenceservanschreiber.com.

Un jour, via le site, j’ai envoyé un petit mot à Florence, un petit mot tout simple pour la remercier de ce que j’avais appris dans ses ateliers et dans ses livres. Je lui ai raconté un peu ce que j’en avais fait. À ma grande surprise elle m’a répondu très vite de son téléphone, un gentil message très positif qui m’a encouragé à continuer dans cette belle voie de la psychologie positive et dans son application quotidienne.

Alors, je me suis lancée, j’ai fait une chose dont je suis très fière, j’ai écrit ma « lettre de gratitude ».

Mais qu’est qu’une « lettre de gratitude » ?

Vous choisissez une personne importante dans votre vie à qui vous avez envie de dire combien elle compte pour vous et pourquoi. Vous lui écrivez une lettre dans laquelle vous la remerciez, vous lui décrivez l’impact qu’elle a dans votre vie. Après, soit vous envoyez la lettre, soit, si vous souhaitez mesurer en direct ce que procure la gratitude version live et que vous êtes très courageux, vous lisez  votre lettre directement à la personne.

Je vous laisse tester.

Ce fut, pour moi, un des moments les plus intenses de ma vie. J’avais la sensation que mon cœur était totalement ouvert, que l’amour que je ressentais inondait la terre entière, je revivais à chaque phrase tous ces bonheurs et les appréciais de nouveau. C’était totalement magique. Peut-être que la personne à qui cela était destiné n’a pas vraiment compris cette multitude de bonheurs, qui, grâce à sa présence, avait bouleversé ma vie. Ce qui c’était passé, à ce moment là, avec cette lettre était énorme. J’ai réalisé que, pour la première fois de ma vie, j’étais arrivée à apprécier, à reconnaitre tous ces instants présents qui avaient composés ce bout de chemin. Cette lecture m’a permis de les offrir, les dédier par ce pouvoir immense de la gratitude.

Ce fut une expérience incroyablement forte qui a marqué mon chemin de vie. J’ai renvoyé un petit mail à Florence pour lui raconter et elle m’a juste répondu « Wow ! ».

Après le marathon, lorsque j’ai écrit le texte qui est à l’origine de ce blog, je l’ai aussi envoyé à Florence. Elle m’a alors demandé l’autorisation de le publier sur son blog.

Aujourd’hui, je me suis inscrite à un auto atelier en ligne sur son site.

C’est un parcours de 7 jours pour expérimenter les ressorts immédiats du bonheur. On y apprend à :

  • scanner la réalité
  • dépoussiérer ses capacités
  • amplifier ses émotions positives
  • et savourer !

Ce programme m’a séduite, j’adore toutes les expériences que Florence propose. En ce moment le défi 3 kiffs sur facebook pour les followers FB, c’est très sympa.

Pour les ateliers en ligne de Florence, ça se passe ici si vous voulez aussi tenter l’expérience. http://www.3kifsacademie.com/

Du coup, je suis retournée sur le blog de Florence et j’ai cliqué sur la page qu’elle a nommé « Chris à New York » http://www.florenceservanschreiber.com/chris-a-new-york/ et là, j’ai lu, pour la première fois, les commentaires de lectrices sur mon texte.

J’ai ressenti une joie immense, une vraie fierté que mon écrit puisse toucher des gens à ce point. Alors, j’ai eu envie de partager ma joie avec vous en vous racontant un peu ce qui en est à l’origine, cette merveilleuse rencontre avec Florence Servan-Schreiber.