La Traversée de la nuit

Lorsqu’il y a quelques années nous avons monté ce spectacle avec mon complice de scène Alain Bonardi, ce fut une aventure extraordinaire.

Le parti pris de mise en scène était d’interpréter la mémoire du personnage, qui avait raconté 40 ans plus tard son expérience de déportation, avec un système scénique capable d’apprendre et de restituer les émotions de la comédienne  générées au travers de sa voix.

J’ai toujours été fascinée par cette femme exceptionnelle qu’était Geneviève De Gaulle Anthonioz. La résistance, la déportation, ATD quart monde, ses interventions brillantes devant les injustices de la vie, sa classe, son engagement, un magnifique être humain altruiste et résilient. Un modèle pour nous tous.

Les moyens technologiques de l’époque nous avaient permis d’obtenir un magnifique objet scénique qui, malgré le peu de représentations, nous avait récompensé par de véritables moments forts dans l’aboutissement du travail collectif de cette équipe fabuleuse réunie.

Je me souviens de cette représentation scolaire où des jeunes de lycées des alentours ont assisté au spectacle qui était suivi d’un débat avec des anciens déportés. Un échange riche et chargé de beaucoup de belles choses. Un moment hors du temps où nous pouvons nous dire : « whouah, c’est pour cela que nous faisons notre métier! »

Jacqueline d’Alincourt, qui était la sœur de captivité de Geneviève De Gaulle à Ravensbruck, après la représentation, nous avait serré dans ses bras nous félicitant, les larmes aux yeux, d’avoir fait ce travail de mémoire et d’avoir représenté ce texte magnifique de son amie assez récemment disparue.

Ce spectacle m’a transporté dans des niveaux émotionnels rares et, chaque fois que j’en parle, je ressens la force de ce texte comme un véritable sens de ma vie en tant qu’artiste.

Oui, le sens de ma vie est là, exprimer sur une scène ce que l’Homme a de pire comme de meilleur et de le partager avec d’autres humains. Peut-être suis-je investie d’une mission ? En tout cas, là où je suis je ne me sens pas à ma place. Le monde devient fou et l’actualité fait de plus en plus écho à cette histoire encore trop proche dont chacun de nous est empreint.

Ces derniers temps, ma vie est teintée par une forme de violence récurrente qui me devient de plus en plus insupportable tant au niveau physique que psychologique. Le quotidien pathétique fait écho à bien des choses et je réalise que mon mal être et une de mes plus plus grande frustration trouvent une source dans le fait de ne plus pouvoir exprimer mes convictions profondes en les offrant à autrui sous forme d’art.

Cette sensation de mourir à petit feu un peu plus chaque jour, de subir la violence de ce monde sans pouvoir crier que la paix, la non violence, le pardon, l’altruisme, et l’Amour sont les chemins des Humains que les artistes doivent promouvoir, dénonçant les injustices et les aberrations de cette société mutante. Si nous nous taisons tous le monde deviendra bientôt muet.

Être en dehors de cette réelle expression de la vie me pèse de plus en plus car, le temps, la place, les moyens me manquent. Peut-être que cela s’avère un faux prétexte et qu’aujourd’hui je souhaite essayer de retrouver les autres, les humains, les vrais au travers de mon art pour vivre pleinement.

« La dimension du temps sculpte les souvenirs et les restitue lorsque la résilience atteint son paroxysme, que l’être humain se sent prêt de transmettre à ses semblables ce qui lui reste d’un traumatisme.  » ai-je écrit dans mes notes de mise en scène.

Peut-être ne suis-je pas prête à me laisser mourir de me taire et de subir en silence la violence de ce monde auquel il me semble ne plus vraiment appartenir ?

Nous avons les principales ressources nécessaires pour démarrer un nouveau et beau projet : l’envie, l’enthousiasme et quelques personnes motivées pour participer à ce nouveau spectacle intermédia, interactif avec un nouveau collectif d’artistes qui œuvrent ensemble dans ce même sens de l’art comme une nécessité. Ne sommes-nous pas une sorte d’ouvriers de la paix et de la non violence qui dénoncent l’horreur et l’injustice de croyances qui disséminent l’espèce humaine, ses ressources, son monde etc ?

Les nouveaux médias, les nouvelles technologies présentent d’extraordinaires opportunités de rencontres, d’échanges et de ressources. Peut-être certains d’entre vous se sentent ils aussi dans une motivation similaire ? Peut-être des idées novatrices emmergeantes, des collaborations internationales, des opportunités collaboratives que vous avez envie de partager vous traversent l’esprit ? Faites le nous savoir, toute idée, collaboration dans cet esprit collectif au service de ce magnifique texte de Geneviève De Gaulle Anthonioz, La Traversée de la nuit seront les bienvenues.

Références : http://www.alainbonardi.net/

http://www.babelio.com/livres/Gaulle-Anthonioz-La-traversee-de-la-nuit/12381

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Le pouvoir de la gratitude et du don

« Pratiquer la gratitude est une façon simple et efficace d’amener du positif et plus de bonheur dans votre vie et, plus pragmatiquement, dans votre quotidien. La gratitude, c’est un sentiment de reconnaissance que nous éprouvons lorsque nous réalisons la saveur de ce que nous vivons. » Florence Servan Schreiber

Le pouvoir de la gratitude est immense et chaque jour, je m’applique à apprécier le verre à moitié plein et de me réjouir de tous ces cadeaux que la vie m’offre. La course est une source intarissable de bonheur que j’aime partager.

Courir pour le plaisir, courir pour se dépasser, courir pour oublier, courir pour vivre…

Cette chance de pouvoir enfiler ses chaussures de running, de partir pour quelques heures en forêt, pour un tour dans le parc de Maisons Laffitte, pour un entrainement avec les gens sympathiques du club, pour un trail, pour une course, un semi ou un marathon ou juste pour le plaisir de sentir son corps bouger.

Beaucoup d’entre vous m’encouragent au quotidien et suivent ma modeste progression dans mes aventures de course à pied. Votre soutien m’est précieux. Merci.

Chacun de vous peut aujourd’hui participer directement.

Comme écrivait Winston Churchill « On gagne sa vie avec ce que l’on reçoit, mais on la bâtit avec ce que l’on donne. » Alors, finalement, avoir l’opportunité de courir pour donner offre encore plus de sens à cette pratique.

Courir pour aider des jeunes à recevoir une formation et à construire leur avenir est un défi fabuleux auquel chacun de vous peut participer.

Le 19 juin 2016, je participerai à la course des héros.Vous pouvez m’encourager et me soutenir. Pour participer, chaque coureur s’engage à récolter une somme pour soutenir une association. C’est un défi caritatif. Les fonds sont collectés via un site sécurisé. Toutes les sommes versées iront directement à l’association que le sportif représente.

J’ai choisi de courir pour soutenir le projet de l’École du bois car je connais personnellement les fondateurs. Cette école forme de jeunes cambodgiens aux métiers du bois afin de leur offrir un avenir prometteur. Vous pouvez aller visiter le site de l’EDB pour vous faire une idée plus personnelle des actions menées sur http://www.lecoledubois.org/ (présentation en anglais) et http://www.lecoledubois.org/fichiers/EDB%20Presentation.pdf (présentation en français)

En faisant un don à l’École du Bois vous contribuez à défendre un principe qui m’est cher et que Lao Tseu a merveilleusement mis en mots : « Si tu donnes un poisson à un homme, il mangera un jour. Si tu lui apprends à pêcher, il mangera toujours. »

Vous pouvez donner, chacun selon vos moyens via cette page http://www.alvarum.com/chriszeppenfeld en cliquant sur « faire un don ».

Les dons sont sécurisés et les sommes iront directement à l’association. Il n’y a aucun intermédiaire.

Pour remercier tous ceux qui auront fait un don sur ma page http://www.alvarum.com/chriszeppenfeld j’offrirai un cadeau de remerciement.

Vous avez été nombreux à apprécier mes photos qui illustrent ce blog alors offrez vous le plaisir d’en détenir un tirage chez vous.

Faites un don et vous recevrez un tirage original (13 X 18) dédicacé de la photo que vous choisirez parmi toutes celles parues sur ce blog.

« C‘est en donnant que tu recevras. » Içavâsya Upanishad, Les Upanishads (livre sacré de l’Inde)

Alors donnez, vous recevrez, savourez le plaisir du don, vous ressentirez de la gratitude et vous vous réjouirez de contribuer à construire l’avenir.

http://www.alvarum.com/chriszeppenfeld

 

Quelques préceptes de Sa Sainteté le Dalaï Lama

Comment être heureux ?

Peut-être que ces quelques préceptes peuvent être une recette du bonheur ?

J’aime les suivre,  et vous ?

Tenez compte du fait que le grand amour et les grandes réussites impliquent de grands risques.

Lorsque vous perdez, ne perdez pas la leçon.

Suivez les 3 R : Respect de soi-même, Respect des autres et Responsabilité de tous vos actes.

Souvenez-vous que ne pas obtenir ce que vous voulez est parfois un merveilleux coup de chance.

Apprenez les règles pour savoir comment les transgresser correctement.

Ne laissez pas une petite dispute meurtrir une grande amitié.

Lorsque vous réalisez que vous avez commis une grande erreur, prenez immédiatement des mesures pour la corriger.

Passez un peu de temps seul chaque jour.

Ouvrez vos bras au changement, mais ne laissez pas s’envoler vos valeurs.

Rappelez-vous que le silence est parfois la meilleure des réponses.

Vivez votre vie d’une façon bonne et honorable. Ainsi, lorsque vous vieillirez et que vous regarderez en arrière, vous en profiterez une deuxième fois.

Un foyer aimant est la fondation de votre vie.

Dans les désaccords que vous avez avec ceux que vous aimez, ne vous occupez que de la situation actuelle. Ne réveillez pas le passé.

Partager votre savoir, c’est une manière d’atteindre l’immortalité.

Soyez tendres avec la terre.

Une fois par an, allez quelque part où vous n’êtes jamais allé auparavant.

Souvenez-vous que la meilleure des relations est celle dans laquelle l’amour que chacun porte à l’autre dépasse le besoin que vous avez de l’autre.

Jugez vos succès d’après ce que vous avez dû sacrifier pour les obtenir.

Approchez l’amour et la cuisine avec un abandon insouciant.

Merci burnout ! Le bonheur, l’amour, la gratitude…

Aujourd’hui, j’ai envie de partager avec vous l’histoire d’une belle rencontre. Oui, une belle rencontre avec quelqu’un qui, chaque jour, me donne envie de crier ma joie d’être parmi les humains et de savourer l’instant présent.

L’an passé, la vie m’a fait marquer un arrêt violent qu’on appelle Burnout.

À l’origine, « burn-out » est un terme de l’industrie aérospatiale. Il désigne une fusée qui décolle, dont le carburant vient à s’épuiser avec, comme conséquence, la surchauffe du moteur et le risque d’explosion de l’engin.  Dans mon cas, mon moteur, après plusieurs alertes a vraiment surchauffé et fin mai 2015, m’a fait exploser en plein vol.

Une Chris en miette, que sa famille et ses amis ont tenté de ramasser à la petite cuillère en lui offrant plein de leur amour et de leur présence.

Pas facile d’assumer un burnout quand on est une personnalité forte, qu’on semble inébranlable, positive, optimiste et rompue à toute épreuve ! Et bien si, c’est arrivé, il n’y avait plus de carburant dans la fusée car il n’avait pas été utilisé de la façon judicieuse, tout était épuisé.

Maintenant, après de longs mois de soins, après force et patience de personnes bienveillantes qui m’ont aidé, après avoir couru un marathon, bénéficié, malgré moi, d’un CLM (Congé Longue Maladie) de 9 mois, me voici en pleine reconstruction ou même carrément en pleine construction car ce qui a été détruit n’existera plus. Petit à petit, les réservoirs de carburant se remplissent de nouveau de toutes ces belles émotions qui nous permettent d’avancer dans le monde, de vivre pleinement chaque instant, de l’apprécier et de partager avec les autres.

J’ai fait beaucoup de belles rencontres sur ce chemin. Aujourd’hui je voulais vous faire partager celle de Florence Servan-Schreiber.

Au détour d’une page web je m’étais inscrite l’an passé à deux des ateliers animés par Florence à Paris. Un qui s’appelle « Plus d’amour » et l’autre  « créer son bonheur ». Après avoir dévoré les deux livres « 3 kiffs par jour » et « Power Patate », rencontrer cette femme en chair et en os m’intriguait énormément. Ses deux ouvrages avaient été, pour moi, une telle révélation, un tel soutien que participer à ces stages m’apparaissait comme une magnifique opportunité de pratiquer en live la psychologie positive.

Il s’est passé beaucoup de choses dans ces ateliers. Je ne les dévoilerai pas ici car, peut-être, certains d’entre vous iront y faire un tour.En toute objectivité, ça devrait être remboursé par la sécu.

Si ça vous dit, vous pourrez trouver tous les renseignements et vous inscrire sur la page web de Florence http://www.florenceservanschreiber.com.

Un jour, via le site, j’ai envoyé un petit mot à Florence, un petit mot tout simple pour la remercier de ce que j’avais appris dans ses ateliers et dans ses livres. Je lui ai raconté un peu ce que j’en avais fait. À ma grande surprise elle m’a répondu très vite de son téléphone, un gentil message très positif qui m’a encouragé à continuer dans cette belle voie de la psychologie positive et dans son application quotidienne.

Alors, je me suis lancée, j’ai fait une chose dont je suis très fière, j’ai écrit ma « lettre de gratitude ».

Mais qu’est qu’une « lettre de gratitude » ?

Vous choisissez une personne importante dans votre vie à qui vous avez envie de dire combien elle compte pour vous et pourquoi. Vous lui écrivez une lettre dans laquelle vous la remerciez, vous lui décrivez l’impact qu’elle a dans votre vie. Après, soit vous envoyez la lettre, soit, si vous souhaitez mesurer en direct ce que procure la gratitude version live et que vous êtes très courageux, vous lisez  votre lettre directement à la personne.

Je vous laisse tester.

Ce fut, pour moi, un des moments les plus intenses de ma vie. J’avais la sensation que mon cœur était totalement ouvert, que l’amour que je ressentais inondait la terre entière, je revivais à chaque phrase tous ces bonheurs et les appréciais de nouveau. C’était totalement magique. Peut-être que la personne à qui cela était destiné n’a pas vraiment compris cette multitude de bonheurs, qui, grâce à sa présence, avait bouleversé ma vie. Ce qui c’était passé, à ce moment là, avec cette lettre était énorme. J’ai réalisé que, pour la première fois de ma vie, j’étais arrivée à apprécier, à reconnaitre tous ces instants présents qui avaient composés ce bout de chemin. Cette lecture m’a permis de les offrir, les dédier par ce pouvoir immense de la gratitude.

Ce fut une expérience incroyablement forte qui a marqué mon chemin de vie. J’ai renvoyé un petit mail à Florence pour lui raconter et elle m’a juste répondu « Wow ! ».

Après le marathon, lorsque j’ai écrit le texte qui est à l’origine de ce blog, je l’ai aussi envoyé à Florence. Elle m’a alors demandé l’autorisation de le publier sur son blog.

Aujourd’hui, je me suis inscrite à un auto atelier en ligne sur son site.

C’est un parcours de 7 jours pour expérimenter les ressorts immédiats du bonheur. On y apprend à :

  • scanner la réalité
  • dépoussiérer ses capacités
  • amplifier ses émotions positives
  • et savourer !

Ce programme m’a séduite, j’adore toutes les expériences que Florence propose. En ce moment le défi 3 kiffs sur facebook pour les followers FB, c’est très sympa.

Pour les ateliers en ligne de Florence, ça se passe ici si vous voulez aussi tenter l’expérience. http://www.3kifsacademie.com/

Du coup, je suis retournée sur le blog de Florence et j’ai cliqué sur la page qu’elle a nommé « Chris à New York » http://www.florenceservanschreiber.com/chris-a-new-york/ et là, j’ai lu, pour la première fois, les commentaires de lectrices sur mon texte.

J’ai ressenti une joie immense, une vraie fierté que mon écrit puisse toucher des gens à ce point. Alors, j’ai eu envie de partager ma joie avec vous en vous racontant un peu ce qui en est à l’origine, cette merveilleuse rencontre avec Florence Servan-Schreiber.