Friends I love you

Un jour un fils annonce à son père qu’il va se marier. Il lui donne la liste de ses amis à inviter à son mariage. Le jour J arrive et le futur marié interroge son père : « Père, je vous ai donné une liste de 50 amis et il n’y en a que 7 présents. Où sont les autres ? Vous ne les avez pas invité ? ». Le père répond alors : « J’ai contacté toutes les personnes qui étaient sur ta liste en leur disant que tu aurais besoin de leur soutien aujourd’hui, à cette heure-ci, ici, parce que tu allais faire quelque chose de grave qui risquait de changer le cours de ta vie. Donc, tous tes amis sont là, la noce peut commencer mon fils. »

J’aime beaucoup cette petite histoire parce qu’elle nous rappelle effectivement que les vrais amis sont ceux qui sont là lorsque tu as besoin d’eux. Ils sont juste là.  Bizarrement ce ne sont pas toujours ceux que tu attends. La vie va et vient, de plus en plus vite, de plus en plus connectée et, finalement, cela ne modifie pas les vraies amitiés. En revanche la tendance à entretenir des amitiés virtuelles augmente. Ne serait-ce pas une sorte de miroir aux alouettes ?

Facebook, est un très bel exemple. Une de mes dernière expérience m’a fait mesurer la limite de ces liens d’amitié virtuels, de l’attente aussi que nous pouvons avoir de ces connexions impersonnelles. Lorsque quelqu’un donne de lui en postant des informations importantes qui nécessitent une certaine mobilisation de ses « amis » pour une cause humanitaire par exemple, lorsqu’il souhaite partager avec ses amis ses valeurs et sa mobilisation pour les autres… Et bien, très vite, la réalité de l’indifférence saute à la figure. Peu de gens réagissent !

Et puis parfois, une information un peu anecdotique déclenche un torrent de like, de commentaires ! Et puis, en fait ça dépend aussi de qui est en ligne au moment ou l’on publie.

Cela a été une vraie leçon et une vraie question qui me pousse, en ce moment, à m’interroger sur la pérennité de ma page Facebook.

Effectivement, maintenant mes « amis » consultent Facebook sur leur smartphone, les informations sont diluées dans d’autres informations. Elles sont regardées d’un œil parce que le temps manque ou qu’il faut passer le temps des transports ou d’une éventuelle attente. Finalement peu de gens se rendent compte qu’un ami a besoin d’eux et peu prennent ne serait-ce que le temps de cliquer sur un like pour montrer qu’ils ont pris connaissance de cette information et qu’ils la trouvent importante. Beaucoup zappent et, des ceux côtés de l’écran, l’indifférence crée de la distance.

Facebook et les autres réseaux sociaux sont des vitrines d’un « je vais bien et je le montre aux autres ! ». C’est génial, je cours, je golfe, je mange, je philosophe, bref, je m’éclate, ma vie est un fun perpétuel ! Cet affichage de photos avec le sourire, de post positifs, de citations philosophiques rassure « les amis » qui pensent que tout va bien madame la Marquise. Notre égo est aussi flatté car l’image projetée s’avère conforme aux désidératas de ce monde idéal dans lequel nous ne vivons pas mais que nous nous créons chaque jour.

Et bien non, tout ne va pas bien, je vous rassure, chacun reste humain et l’amitié, la vraie, celle de ceux qui savent être là quand un ami est dans le besoin ou lorsqu’il s’agit de partager une vraie joie n’est pas morte.

J’ai cette chance d’avoir de vrais et merveilleux amis (beaucoup d’ailleurs sont abonnés à mes posts et je les remercie car leur présence, leur regard sont importants pour moi). Certains ont su me montrer un réel soutien, surtout ces deux dernières années, qui ont été parmi les plus difficiles de ma courte vie. Les intimes, ceux qui s’intéressent vraiment, savent qu’en ce moment certaines parties de cette vie s’avèrent délicates à traverser mais que leur présence bienveillante est vraiment appréciée.

Ceux qui soutiennent les causes qui me tiennent à cœur, m’encouragent et participent aussi à améliorer le quotidien d’autres personnes. C’est fabuleux tout ça, ça fait chaud au cœur parce qu’au fond peut-être nous sentons nous moins seul. (d’ailleurs vous pouvez toujours participer à la collecte pour l’École du bois et me soutenir pour la Course des héros le 19 juin 🙂 http://www.alvarum.com/chriszeppenfeld)

Aujourd’hui je me pose une grande question. Qui se rendrait compte si un de nous disparaissait ? S’il disparaissait de Facebook ou même finalement s’il disparaissait tout court ?

Si vous souhaitez avoir des nouvelles, si vos amis vous manquent, si vous avez envie de partager réellement des moments de leur vie. Appelez les, passez les voir, écrivez leur une carte postale (les mails c’est aussi sympa mais rien ne vaut des mots écrits sur du papier). Rien n’égale un sourire, un regard ou un rire pour se sentir bien vivant.

Mes amis je vous aime. La vie va vite, charge à nous de ralentir pour apprécier les vrais bons petits moments qu’elle nous offre.

Apprivoiser l’absence

Il y a vingt cinq ans que mon ami Pierre est parti. Pendant ses neuf derniers mois, je l’ai presque quotidiennement accompagné sur cet ultime bout de son chemin de vie. Ce fut une des expériences les plus fortes et les plus enrichissantes de mon existence.

Vingt cinq ans durant lesquels j’ai appris à apprivoiser l’absence de cet être aimé.

Sa photo trône au dessus de mon bureau et, chaque jour, Pierre veille encore sur moi comme il l’a fait tant d’années avec son amitié, sa compréhension et sa bienveillance si précieuses.

Vingt cinq ans qu’il est parti et il me manque toujours.

Pourtant, lorsqu’il m’arrive de douter, de m’interroger, d’avoir besoin du conseil d’un ami, je pense à lui et me demande ce qu’il m’aurait posé comme question pour me faire avancer. Il avait ce don de ne jamais donner de réponses toutes faites mais de pousser l’autre à trouver ses propres réponses en lui posant les bonnes questions.

La veille de sa mort, nous avons eu un de ces moments très rares que la vie nous offre parfois comme des cadeaux. Cette soirée de mars 1991 reste gravée dans ma mémoire.

J’ai poussé la chaise roulante vers le bout du couloir d’hôpital, là où se trouvait le distributeur de boissons. Nous avons pris des chocolats chauds, j’étais assise sur un siège en plastique. Nous avons ri de ce chocolat qui avait plus un gout d’eau sucrée que de cacao. Il l’a bu avec plaisir. Cela faisait des jours que je n’avais pas vu Pierre autrement qu’allongé dans son lit. Aller au bout du couloir boire ce chocolat était une excellente surprise. Je me souviens de son visage. Il ressemblait à Gandhi avec ses petites lunettes rondes cerclées d’or devant ses yeux rieurs que j’adorais.

Nous sommes retournés dans sa chambre, je l’ai aidé à se coucher dans son lit. Un de ses pieds se gangrenait, l’odeur qui régnait dans cette chambre d’hôpital était celle de la viande en décomposition. Son pied pourrissait mais il s’avérait trop risqué et inutile de l’amputer. Le personnel soignant emballait soigneusement cette extrémité qui pourrissait un peu plus chaque jour.

Je me suis assise près de lui. Une belle lumière de fin d’après midi perçait par la fenêtre face à moi. Je lui ai pris la main et nous sommes restés un long moment silencieux dans cet éclairage naturel d’un moiré orangé. Je me souviens de cette main frêle, de ce poignet décharné, dont le contact était si particulier. Pierre m’a regardé derrière ses petites lunettes et m’a dit combien il appréciait ma présence dans ces moments difficiles, m’a remercié pour ces petites surprises que je lui rapportais à chacune de mes visites et pour ces gestes quotidiens pour lesquels je l’aidais parfois (se raser, faire pipi, manger, boire…). Je me souviens qu’à ce moment là, quelque chose de très fort s’est passé en moi et que je n’ai pas su l’exprimer. Je ne savais pas trop quoi répondre car, ces mots très profonds, m’ont touchés en plein cœur. Ce fut des mots bruts prononcés d’une voix douce, d’une sérénité et d’une sincérité sans artifices. Je n’ai été capable que de répondre des banalités du style « c’est normal », « ça ne me dérange pas », « ne t’inquiètes pas, tu vas guérir vite »… Le silence aurait été plus puissant, il s’est installé très vite dans la pénombre de la chambre.

Pierre s’est endormi, ma main dans la sienne et, je ne sais pas combien de temps ce moment a duré, le temps semblait suspendu dans cette lumière irréelle. Je lui ai retiré ses lunettes et il a souri. Ce fut d’inoubliables instants de vie et j’aurais aimé, à ce moment là, lui dire combien je l’aimais et combien il comptait pour moi. J’en ai été incapable, par pudeur, réserve, ou je ne sais quoi. Dire à un ami « je t’aime » ne me semblait pas « conventionnel » et, même si je l’ai ressenti très fort, je me suis tue.

Je suis restée dans la nuit jusqu’à l’heure de fin des visites. J’ai embrassé Pierre sur le front et lui ai dit à la semaine prochaine car je devais partir pour quelques jours à la montagne le soir même.

Quarante huit heures après, le téléphone a sonné pour m’annoncer que Pierre était décédé.

Il m’a fallu apprendre, devant l’inexorable caractère de la mort, à apprivoiser l’absence.

Vingt cinq ans se sont écoulés, l’expérience m’a fait rencontrer d’autres absences à apprivoiser.

Au fil du temps, j’ai compris que la vie n’était qu’une succession de deuils, ce qui existe peut, à tout moment, disparaitre. Lorsque j’avais vingt cinq ans, il y a vingt cinq ans, je n’en étais pas consciente. La mort de Pierre fut une des premières grande leçon de mon existence. Vivre l’instant présent pour ce qu’il est, seule avec soi-même, accompagnée de ceux avec qui nous le partageons, séparés de ceux que nous aimons… Vivre et aimer. Ces deux verbes ne se conjuguent qu’au présent. Vivez, aimez parce que cet instant là est unique.

Chaque jour, cette photo d’un jour merveilleux à l’Ile de Bréhat me rappelle que j’ai grandi parce que j’ai cette chance d’être en vie et de pouvoir conjuguer au présent je suis en vie et j’aime la vie.

 

 

 

Never give up just let it go !

« Never give up, just let it go  » nous a dit Mina en introduction de la session de yoga intitulée  relax and renew.

C’est drôle comme par moment on a simplémenter l’impression d’être au bon endroit, au bon moment, avec les bonnes personnes ! La vie nous offre de magnifiques cadeaux, les rencontres d´autres humains qui, par hasard, s’il existe vraiment, croisent notre route nous s´annoncent parfois belles évidences.

Le détachement n’a rien d’un abandon, bien au contraire, il semble agir tel un lien ultime entre les êtres. Ce lien, c’est l’amour. Le détachement nous offre cette magnifique opportunité de décoller le nez de l’objet  et d’enfin pouvoir le regarder objectivement.

Never give up (ne renonce jamais) a toujours été un de mes leitmotiv et ma vie est construite sur ce principe. Let it go (lâche prise) est un precept, qui jusqu’à présent était un peu compliqué pour moi. Ces derniers temps, j’ai la sensation que ma perspective s’éclaire et que chaque chose trouve une place harmonieuse même dans des épreuves un peu délicates

Ce « Never give up, just let it go  » a agit comme une clef dans mon esprit et c’est elle qui m’a donné la direction (merci Mina).

Un jour de mai 1999, lors d’une retraite, je m’étais dit que si je n’arrivais pas à être mère (c´était un des projet central de ma vie depuis 1991), c’est que mon destin était ailleurs et que je pouvais probablement être utile à d’autres enfants qu’aux miens. Je m’en suis remise au Bouddha Tara en lui demandant d’agir en fonction de ce qui serait mieux pour moi. L’idée était de rejoindre l’association de la sœur du Dalaï Lama à Dharamsala si en l’an 2000 je n’étais pas devenue mère.

Ces Villages d’enfants tibétains (Tibetan Children’s Villages ou TCV) constituent une communauté intégrée en exil pour le soin et l’éducation des enfants orphelins ou démunis exilés du Tibet. C’est une association à but non lucratif basée à Dharamsala dans le nord de l’Inde. http://www.tcv.org.in

Finalement, en novembre 1999, un petit garçon est né à Madagascar, notre fils Pierre-Alexandre.

« Never give up, just let it go », c’est exactement ce que j’ai ressenti dans ce temple lorsque j’ai lâché prise et m’en suis remise à mon destin divin.

Seize ans plus tard, ce magnifique bébé est devenu un très bel adolescent avec toutes les complexités inhérentes à son âge. Malheureusement il ne semble pas, pour l’instant, mettre en œuvre sa belle intelligence, son aisance naturelle et son joli sourire au service de sa réussite ! Il s’obstine malgré tout l’amour et tous les efforts de ses parents, de sa famille à œuvrer sur un chemin qui risque fort de le conduire tout droit dans le mur du décrochage scolaire.

Atteindre ses parents au coeur de leurs propres compétences professionnelles peut être une façon de les faire se remettre en question. Pour moi, qui tiens tellement aux valeurs du travail et de l’École, c’est effectivement une épreuve d’assister à la destruction scolaire de mon propre enfant !

Apres avoir pratiqué l’acharnement pédagogique depuis des années, j’ai décidé de  « Never give up, just let it go »  !

45 demie journées d’absence, des résultats très en dessous de ses capacités, de multiples retards, des journées entières passées on ne sait où, à faire on ne sait quoi ! En tant que professionnelle, c’est une évidence cet adolescent présente tous les signes du décrochage scolaire ! En tant que mère, l’inquiétude se fait de plus en plus forte devant mon incapacité à aider mon propre fils à trouver sa voie.

Lui, qui était sportif, musicien, gai, plein d’humour et d’entrain ne s’intéresse à plus rien. Il nous ment, nous vole, nous manque de respect…

Il nous semble en tant que parents avoir essayé tout ce que nous savions faire mais, chaque fois c’est deux pas en avant trois pas en arrière et nous assistons impuissants à l’autodestruction de cet être merveilleux. Alors la solution ne serait-elle pas  « Never give up, just let it go » ?

Ne pas renoncer, lâcher prise, pour le laisser faire sa propre expérience de la vie, le laisser chuter pour qu’il puisse se relever ? Pas évident tout ça ! Nous avons confiance en lui car nous savons qu’il est plein de ressources, nous l’aimons mais il n’est pas possible d’aider quelqu’un contre son gré. Alors, je lâche prise mais je ne renoncerai pas

La vie lui enverra probablement bientôt le principe ultime de la réalité. Il n’est pas grave de chuter, le tout est de se relever et d’essayer de nouveau.

Je ne renoncerai jamais à aider mon fils et aussi bas qu’il tombera, je l’aiderai, lui tendrai la main pour qu’il’puisse se relever. Si lui au moins pouvait « Never give up, just let it go ». Chacun apprend de ses erreurs et grandi, ce n’est pas grave de se tromper, de rater, c’est même normal. Mais, nous ne devons pas rester là où nous sommes tombés.

« L’échec n’est pas de tomber, mais de rester là où nous sommes tombés. »  Platon

« Ce qui ne me tue pas me rend plus fort »

« Ce qui ne me tue pas me rend plus fort » (Was mich nicht umbringt, macht mich stärker) écrivait le philosophe allemand Friedrich Nietzsche dans Le crépuscule des idoles » publié en 1888.

Il y a quelques mois, j’ai pu enfin mettre un mot sur ce que, jusque là, je considérais comme une sorte de handicap. Ayant lu, par hasard (s’il existe), un article sur Internet, j’ai enfin pu mettre un mot sur ce qui me rendait plus forte mais dont je n’étais pas consciente.

J’ai épluché beaucoup de sites et particulièrement le site américain http://hsperson.com/about-dr-elaine-aron/ de Elaine Aron qui y consacre ses recherches. J’ai également réalisé le test sur le site, cela est devenu une évidence.

Je suis une hypersensible. Si vous voulez savoir si vous en êtes, ce qui est le cas de 20% des gens vous pouvez passer le test en anglais ici : http://hsperson.com/test/highly-sensitive-test/

Mais qu’est-ce que cela représente d’être hypersensible ?

Être hypersensible, c’est mener une vie où tout part du coeur. Personne ne vit plus intensément l’amour, personne n’apprécie autant les petits gestes quotidiens, l’amitié, la tendresse… que les hypersensibles.

Mettre un mot sur « ma différence » m’a permis de réaliser qu’elle n’est pas une tare et qu’il est temps peut-être maintenant d’essayer d’en faire une force.

Vivre en ayant une loupe qui amplifie ses émotions n’est pas toujours aisé, ni pour celui qui doit gérer les émotions ni pour pour ceux, en face, qui les reçoivent et n’en comprennent pas toujours la force. Vivre avec un hypersensible peut être parfois plaisant car il fera attention à tout un tas de petits détails qui rendront à l’autre la vie agréable. En revanche, cela peut aussi parfois devenir étouffant de reçevoir des émotions vécues et offertes avec un amplificateur. L’hypersensible parait souvent envahissant voire intrusif dans l’expression d’une émotion forte, comme l’amour par exemple.

La vie s’avère une question de perception et, si le monde est un miroir de notre esprit, les hypersensibles le perçoivent au travers d’un miroir grossissant.

Toutes les sensations sont décuplées, les odeurs, les sons, le toucher, la vue, les goûts. Toutes les émotions sont reçues et exprimées puissance dix au moins, les bonnes bien sûr, mais aussi les mauvaises. Ce n’est pas évident à appréhender parce qu’en face de nous les gens ne nous comprennent pas toujours et pensent souvent que nos réactions sont exacerbées.

L’idée ici est de se poser la question de ce qui nous rendrait plus fort, au regard de cette hypersensibilité souvent mal comprise ?

Tout d’abord, cette capacité à ressentir les choses plus vivement que les autres est l’une des caractéristiques principales des hypersensibles.

Ted Zeff est l’auteur de The Hypersensible’s Survival Guide, il explique dans son ouvrage que, « les hypersensibles sont très intuitifs. Ils vont au fond des choses pour tenter de les comprendre », ils ont un réel sens du détail, ce qui peut parfois énerver les autres.

Du coup, les hypersensibles sont plus touchés par ce qui les entoure, ils ont beaucoup d’empathie et se soucient énormément des problèmes de leurs amis. Ils sont souvent touchés par les réactions des autres face à quelque chose de négatif. Il leur est souvent dit de ne pas être si sensibles et de ne pas prendre les choses pour eux. Comme les hypersensibles perçoivent mieux les nuances et les détails, cela complique parfois leur prise de décision et c’est aussi souvent parce qu’ils ont peur de faire le mauvais choix.

Selon Elaine N. Aron tous les hypersensibles ne sont pas introvertis, 30% sont plutôt extravertis, ils s’avèrent généralement de bons collaborateurs et s’intègrent bien dans un travail d’équipe. Lorsqu’ils ont vécu beaucoup de choses difficiles les hypersensibles peuvent aussi se montrer plus anxieux ou dépressifs que les autres. Pourtant, tous les hypersensibles ne sont pas forcément angoissés. S’ils sont entourés de personnes sur lesquelles ils peuvent compter, qui les entourent et les aiment, tels qu’ils sont, avec leur sensibilité un peu particulière, ils peuvent être rassurés et s’épanouir.

Les hypersensibles sont aussi, dans l’ensemble beaucoup plus sensibles et stressés dans un environnement bruyant ou dans une foule. Iles ne supportent pas l’horreur de la violence sous toutes ses formes et particulièrement au cinéma ou à la télévision. Ils sont aussi généralement plus sensibles quant à la cruauté envers les êtres et les animaux. Comme ils réagissent plus facilement aux stimuli il leur est insupportable d’assister ou de vivre toute forme de violence. Les hypersensibles pleurent plus fréquemment et plus facilement que les autres.

Ayant tendance à être très consciencieux les hypersensibles font très attention aux autres, à leur confort, à leurs besoins. Ils ont parfois cependant du mal à comprendre que le monde n’est pas forcément à cette image et peuvent très vite être choqués par certains comportements d’irrespect ou d’agressivité. Parce qu’ils réagissent de façon plus intense, les hypersensibles sont aussi plus sensibles aux critiques et aux remarques. Pout y échapper, ils s’efforcent notamment de tout faire pour plaire (afin que les autres ne trouvent rien à redire à leur comportement) ou se critiquent eux-mêmes de manière préventive. Ted Zeff explique dans son livre que « Un hypersensible réagira de façon exacerbée à une critique qui ne vous aurait fait ni chaud ni froid. »

Les hypersensibles préfèrent généralement travailler au calme. Beaucoup choisissent de travailler de chez eux ou de créer leur entreprise afin de mieux contrôler les aléas de leur environnement professionnel.

Si vivre en étant capable de ressentir intensément ses émotions, de les exprimer peut deveni une force, il faut savoir que notre société et notre éducation blâment souvent ceux qui osent le faire. Les hypersensibles ont souvent la sensation d’être rejetés ou mal compris.

Souvent, l’hypersensible se sent différent et a du mal à comprendre que l’autre en face ne puisse pas comprendre, voire rejette l’émotion qu’il ressent ou/et exprime. Il en est encore plus profondément touché parce qu’il ressent alors un rejet de ce qu’il a offert à l’autre.

Si vous avez des enfants, des parents, des amis qui sont hypersensibles, montrez leur que c’est une qualité, essayez de reçevoir avec bonheur les émotions, les petits gestes, les cadeaux qu’ils vous offrent. Si cela vous semble trop, trop fort, ou inapproprié, vous pouvez le leur dire avec gentillesse et empathie, cela les aidera à grandir sans trop les blesser.

Si vous êtes vous même hypersensible, expliquez à votre entourage ce que cela signifie pour être mieux compris. Respirer souvent, profondément, tranquillement pour apprécier l’émotion sans vous faire submerger par sa puissance. Apprenez à partager vos émotions avec ceux qui peuvent les apprécier à leur juste valeur, donnez à ceux qui savent reçevoir et aimez ceux qui vous respectent. Protégez vous des personnes toxiques qui prendront sans reconnaitre la valeur du don que vous leur ferez. Enfin, vivez et devenez chaque jour plus fort parce que « ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort ».

Merci burnout ! Le bonheur, l’amour, la gratitude…

Aujourd’hui, j’ai envie de partager avec vous l’histoire d’une belle rencontre. Oui, une belle rencontre avec quelqu’un qui, chaque jour, me donne envie de crier ma joie d’être parmi les humains et de savourer l’instant présent.

L’an passé, la vie m’a fait marquer un arrêt violent qu’on appelle Burnout.

À l’origine, « burn-out » est un terme de l’industrie aérospatiale. Il désigne une fusée qui décolle, dont le carburant vient à s’épuiser avec, comme conséquence, la surchauffe du moteur et le risque d’explosion de l’engin.  Dans mon cas, mon moteur, après plusieurs alertes a vraiment surchauffé et fin mai 2015, m’a fait exploser en plein vol.

Une Chris en miette, que sa famille et ses amis ont tenté de ramasser à la petite cuillère en lui offrant plein de leur amour et de leur présence.

Pas facile d’assumer un burnout quand on est une personnalité forte, qu’on semble inébranlable, positive, optimiste et rompue à toute épreuve ! Et bien si, c’est arrivé, il n’y avait plus de carburant dans la fusée car il n’avait pas été utilisé de la façon judicieuse, tout était épuisé.

Maintenant, après de longs mois de soins, après force et patience de personnes bienveillantes qui m’ont aidé, après avoir couru un marathon, bénéficié, malgré moi, d’un CLM (Congé Longue Maladie) de 9 mois, me voici en pleine reconstruction ou même carrément en pleine construction car ce qui a été détruit n’existera plus. Petit à petit, les réservoirs de carburant se remplissent de nouveau de toutes ces belles émotions qui nous permettent d’avancer dans le monde, de vivre pleinement chaque instant, de l’apprécier et de partager avec les autres.

J’ai fait beaucoup de belles rencontres sur ce chemin. Aujourd’hui je voulais vous faire partager celle de Florence Servan-Schreiber.

Au détour d’une page web je m’étais inscrite l’an passé à deux des ateliers animés par Florence à Paris. Un qui s’appelle « Plus d’amour » et l’autre  « créer son bonheur ». Après avoir dévoré les deux livres « 3 kiffs par jour » et « Power Patate », rencontrer cette femme en chair et en os m’intriguait énormément. Ses deux ouvrages avaient été, pour moi, une telle révélation, un tel soutien que participer à ces stages m’apparaissait comme une magnifique opportunité de pratiquer en live la psychologie positive.

Il s’est passé beaucoup de choses dans ces ateliers. Je ne les dévoilerai pas ici car, peut-être, certains d’entre vous iront y faire un tour.En toute objectivité, ça devrait être remboursé par la sécu.

Si ça vous dit, vous pourrez trouver tous les renseignements et vous inscrire sur la page web de Florence http://www.florenceservanschreiber.com.

Un jour, via le site, j’ai envoyé un petit mot à Florence, un petit mot tout simple pour la remercier de ce que j’avais appris dans ses ateliers et dans ses livres. Je lui ai raconté un peu ce que j’en avais fait. À ma grande surprise elle m’a répondu très vite de son téléphone, un gentil message très positif qui m’a encouragé à continuer dans cette belle voie de la psychologie positive et dans son application quotidienne.

Alors, je me suis lancée, j’ai fait une chose dont je suis très fière, j’ai écrit ma « lettre de gratitude ».

Mais qu’est qu’une « lettre de gratitude » ?

Vous choisissez une personne importante dans votre vie à qui vous avez envie de dire combien elle compte pour vous et pourquoi. Vous lui écrivez une lettre dans laquelle vous la remerciez, vous lui décrivez l’impact qu’elle a dans votre vie. Après, soit vous envoyez la lettre, soit, si vous souhaitez mesurer en direct ce que procure la gratitude version live et que vous êtes très courageux, vous lisez  votre lettre directement à la personne.

Je vous laisse tester.

Ce fut, pour moi, un des moments les plus intenses de ma vie. J’avais la sensation que mon cœur était totalement ouvert, que l’amour que je ressentais inondait la terre entière, je revivais à chaque phrase tous ces bonheurs et les appréciais de nouveau. C’était totalement magique. Peut-être que la personne à qui cela était destiné n’a pas vraiment compris cette multitude de bonheurs, qui, grâce à sa présence, avait bouleversé ma vie. Ce qui c’était passé, à ce moment là, avec cette lettre était énorme. J’ai réalisé que, pour la première fois de ma vie, j’étais arrivée à apprécier, à reconnaitre tous ces instants présents qui avaient composés ce bout de chemin. Cette lecture m’a permis de les offrir, les dédier par ce pouvoir immense de la gratitude.

Ce fut une expérience incroyablement forte qui a marqué mon chemin de vie. J’ai renvoyé un petit mail à Florence pour lui raconter et elle m’a juste répondu « Wow ! ».

Après le marathon, lorsque j’ai écrit le texte qui est à l’origine de ce blog, je l’ai aussi envoyé à Florence. Elle m’a alors demandé l’autorisation de le publier sur son blog.

Aujourd’hui, je me suis inscrite à un auto atelier en ligne sur son site.

C’est un parcours de 7 jours pour expérimenter les ressorts immédiats du bonheur. On y apprend à :

  • scanner la réalité
  • dépoussiérer ses capacités
  • amplifier ses émotions positives
  • et savourer !

Ce programme m’a séduite, j’adore toutes les expériences que Florence propose. En ce moment le défi 3 kiffs sur facebook pour les followers FB, c’est très sympa.

Pour les ateliers en ligne de Florence, ça se passe ici si vous voulez aussi tenter l’expérience. http://www.3kifsacademie.com/

Du coup, je suis retournée sur le blog de Florence et j’ai cliqué sur la page qu’elle a nommé « Chris à New York » http://www.florenceservanschreiber.com/chris-a-new-york/ et là, j’ai lu, pour la première fois, les commentaires de lectrices sur mon texte.

J’ai ressenti une joie immense, une vraie fierté que mon écrit puisse toucher des gens à ce point. Alors, j’ai eu envie de partager ma joie avec vous en vous racontant un peu ce qui en est à l’origine, cette merveilleuse rencontre avec Florence Servan-Schreiber.